@RV45
Après les apparences des événements du monde, voyons le dessous des cartes!
En chapeau pour résumer le texte:
Le gaz, le gaz et le pognon, garants du pouvoir, rien d'autres.
Les pertes humaines n'ont aucunes importances, seule compte la domination
mondiale qui passe par la domination énergétique.
Texte de T.Meyssan repris par Résistance 71
": Une nouvelle fois, excellent angle d’analyse de Thierry Meyssan.
L’empire le plus simplement dit, c’est l’alliance Exxon-Mobil (Rockefeller),
ARAMCO (Rockefeller-Rothschild) et Royal Dutch Shell (Rothschild)
qui contrôle tout, de l’énergétique à la finance en passant par le chimique…
Tout est là. Il faut tuer l’hydre et démanteler le système, il en va de la survie de la planète.
– Extension de la guerre du gaz au levant Thierry Meyssan
(
http://www.voltairenet.org/article184791.html)
Après trois ans de guerre contre la Syrie, les « Occidentaux » ont délibérément étendu
leur offensive à l’Irak, puis à la Palestine.
Derrière les apparentes contradictions politiques entre partis religieux et laïques,
de solides intérêts économiques expliquent cette stratégie.
Au Levant, de nombreux groupes ont changé plusieurs fois de camp,
mais les gisements de gaz sont immuables.Toute guerre étant entreprise par une coalition,
il est naturel qu’elle ait des objectifs multiples, de manière à satisfaire les intérêts propres
de chaque membre de la coalition.De ce point de vue, les combats qui font actuellement
rage en Palestine, en Syrie et en Irak ont en commun d’être menés par un bloc formé par
les États-Unis contre des peuples qui leur résistent, de poursuivre le plan de remodelage
du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East), et de modifier le marché mondial de l’énergie.
À propos de ce dernier point, deux choses peuvent changer : le tracé des pipe-lines et
l’exploitation de nouveaux gisements [1].
La guerre de contrôle des pipe-lines en IrakDepuis le début de la guerre contre la Syrie,
l’Otan tente de couper la ligne Téhéran-Damas (NIORDC, INPC) au profit de couloirs de
circulation permettant d’acheminer sur la côte syrienne à la fois le gaz qatari (Exxon-Mobil)
et celui d’Arabie saoudite (Aramco) [2].Un pas décisif a été accompli avec l’offensive en
Irak de l’Émirat islamique qui a scindé le pays longitudinalement et séparé d’une part l’Iran
et de l’autre part la Syrie, le Liban et la Palestine [3].
Cet objectif visible détermine qui vendra son gaz en Europe et, en conséquence du volume
d’approvisionnement, à quel prix il pourra le vendre.
Il suffit à expliquer que les trois principaux exportateurs de gaz (la Russie, le Qatar, et l’Iran)
soient impliqués dans cette guerre. La guerre de conquête du gaz syrien.
L’Otan a ajouté un second objectif : le contrôle des réserves de gaz du Levant, puis leur exploitation.
Si tout le monde sait depuis des décennies que le Sud de la Méditerranée contient de vastes
champs gaziers dans les eaux territoriales de l’Égypte, d’Israël, de la Palestine, du Liban,
de la Syrie, de la Turquie et de Chypre, seuls des « Occidentaux » savaient depuis 2003
comment ces champs étaient répartis et comment ils se prolongeaient sous le continent.
Ainsi que l’a révélé le professeur Imad Fawzi Shueibi [4], à l’époque, une société norvégienne,
Ansis, a mené légalement en Syrie un arpentage du pays, en coopération avec la société
nationale des pétroles.
Ansis a également travaillé avec une autre société norvégienne, Sagex.
Toutes deux ont corrompu un responsable des services secrets,
ont secrètement procédé à des recherches en trois dimensions et ont découvert l’incroyable
étendue des réserves syriennes.
Celles-ci sont plus importantes que celles du Qatar.
Par la suite, Ansis a été racheté par Veritas SSGT, une société franco-états-unienne basée à Londres.
Les données ont immédiatement été révélées aux gouvernements français, états-unien, britannique et israélien,
qui ont bientôt conclu leur alliance pour détruire la Syrie et voler son gaz.
Après que les États-Unis ont confié, en 2010, à la France et au Royaume-Uni le soin de recoloniser
la Syrie, ceux-ci ont formé une coalition sous le nom des « Amis de la Syrie ».
Elle convoqua un « Groupe de travail sur la reconstruction économique et le développement »
qui se réunit en mai 2012 aux Émirats arabes unis, sous présidence allemande [5].
Une soixantaine de pays se partagèrent alors le gâteau qu’ils n’avaient pas encore conquis.
Bien sûr, la plupart des participants ignoraient les découvertes d’Ansis et de la Sagex.
Le Conseil national syrien était représenté dans ce groupe de travail par Ossama al-Kadi,
ancien responsable à British Gas de l’application des stratégies militaires au marché de l’énergie.
Ce n’est qu’à l’été 2013 que le gouvernement syrien fut informé des découvertes d’Ansis et
de la Sogex, comprenant ainsi comment Washington avait réussi à composer la coalition qui tentait
de détruire le pays.
Depuis, le président Bachar el-Assad a signé des contrats avec des entreprises russes pour leur
exploitation future.
Le gaz en Israël, en Palestine et au LibanDe son côté, British Gas explorait les réserves palestiniennes,
mais Israël s’opposait à leur exploitation craignant que les royalties ne servent à acheter des armes.
En juillet 2007, le nouvel envoyé spécial du Quartet (Onu, Union européenne, Russie, États-Unis),
Tony Blair négocia entre Palestiniens et Israéliens un accord permettant d’exploiter les champs
Marine-1 et Marine-2 à Gaza.
Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Salam Fayyad, accepta que British Gas verse les
royalties dues à l’Autorité palestinienne sur un compte bancaire contrôlé par Londres et Washington
de manière à garantir que cet argent soit utilisé au développement économique.
À l’époque, l’ancien chef d’état-major des armées israéliennes, le général Moshe Ya’alon,
publiait une retentissante tribune sur le site du Jerusalem Center for Public Affairs dans laquelle
il observait que cet accord ne réglait pas le problème, car en définitive, le Hamas toucherait une
partie de cet argent tant qu’il serait au pouvoir à Gaza.
Il concluait que le seul moyen de s’assurer que cette manne ne financerait pas la Résistance,
c’est de lancer « une opération militaire globale pour déraciner le Hamas de Gaza »
En octobre 2010, les choses se sont compliquées encore avec la découverte par Noble Energy Inc.
d’un méga-gisement de gaz off shore, le Léviathan, en eaux territoriales israéliennes et libanaises,
s’ajoutant à celui découvert par British Gas en 2001, Tamar [7].
Le Liban, à l’instigation du Hezbollah, a immédiatement saisi l’Onu et fait valoir ses droits d’exploitation.
Cependant, Israël a commencé à extraire le gaz de ces poches communes sans tenir compte des
objections libanaises.
La guerre pour le gaz palestinien, l'actuelle offensive israélienne sur Gaza répond à plusieurs objectifs.
En premier lieu, le Mossad a organisé l’annonce de l’enlèvement et de la mort de trois jeunes Israéliens
de manière à empêcher la Knesset d’adopter une loi interdisant de libérer des « terroristes ».
Puis, le ministre actuel de la Défense, le général Moshe Ya’alon, a utilisé ce prétexte pour lancer une
offensive contre le Hamas, en application de son analyse de 2007 [9]. Le nouveau président égyptien,
le général Abdel Fattah al-Sissi, a engagé Tony Blair pour le conseiller, sans qu’il démissionne pour
autant de ses fonctions de représentant du Quartet [10]. Poursuivant la défense des intérêts de British Gas,
il a alors suggéré une « initiative de paix » parfaitement inacceptable pour les Palestiniens,
qu’ils ont d’ailleurs refusé tandis qu’Israël l’acceptait.
Cette manœuvre vise clairement à donner l’occasion à Tsahal de poursuivre son offensive pour
« déraciner le Hamas de Gaza ».
Il n’est pas indifférent que Tony Blair ne soit pas rémunéré pour ce travail par l’Égypte mais par
les Émirats arabes unis.
Comme à l’habitude, l’Iran et la Syrie ont soutenu la Résistance palestinienne (Jihad islamique et Hamas).
De la sorte, ils ont aussi montré à Tel-Aviv qu’ils ont la capacité de lui faire aussi mal en Palestine
qu’il lui fait en Irak par l’entremise de l’Émirat islamique et des Barzani.
Seule la lecture des événements d’un point de vue énergétique permet de les comprendre.
Car il n’est politiquement pas de l’intérêt d’Israël de détruire le Hamas qu’il a contribué à créer pour
relativiser le Fatah.
Ce n’est pas non plus dans l’intérêt de la Syrie de l’aider à résister alors qu’il s’est allié à l’Otan
et a envoyé des jihadistes se battre contre le pays.
La période du « printemps arabe », qui devait porter au pouvoir les Frères musulmans
(dont le Hamas est la branche palestinienne) dans tous les pays arabes, est révolue.
En définitive l’impérialisme anglo-saxon est toujours mu par des ambitions économiques
qu’il impose au mépris des logiques politiques locales.
Le clivage qui structure durablement le monde arabe n’est pas entre partis religieux et laïques
mais entre Résistants et Collaborateurs à l’impérialisme."
Et pour l'Ukraine c'est pareil, rien à foutre desUkrainiens, seul compte la possibilité "éventuelle"
d'affaiblir suffisamment la Russie et de faire sauter Poutine afin de pouvoir reprendre les pillages
organisés par les USA et leurs alliés du temps d'Eltsine.
Avec en bonus, au passage, la mainmise sur le gaz Ukrainien et la rupture d'approvisionnement
de l'Europe en gaz Russe, pour le remplacer par du gaz sous contrôle américain.
Il faut garder en mémoire que la Russie détient la moitiée des réserves de gaz et de pétrole du monde,
et que de plus, c'est un verrou majeur contre le projet de domination de l'Asie et de la Chine.
Energie, énergie; qui contrôle l'énergie contrôle le monde...