Bruxelles veut un marché de l'énergie européen moins éclaté

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Chanbon
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Bruxelles veut un marché de l'énergie européen moins éclaté

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Face à la dépendance énergétique croissante de l'UE, la Commission européenne a appelé mercredi les 25 à mettre en place une véritable politique énergétique communautaire et à en finir avec le "nationalisme" qui bloque l'émergence d'un grand marché énergétique européen.

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»La demande croît, les réserves européennes diminuent (...), l'Europe ne peut pas se permettre plus longtemps d'avoir 25 différents marchés et politiques énergétiques», a déclaré le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso, en présentant le »livre vert» de son équipe sur l'énergie.

A l'heure où les grandes manoeuvres dans le secteur européen -- l'offensive de l'allemand E.ON sur l'espagnol Endesa, la fusion de Gaz de France et Suez pour contrer un raid de l'italien Enel -- ont réveillé certains réflexes patriotiques, M. Barroso a aussi appelé à »refuser toute forme de nationalisme».

»Au début de la construction de l'UE, tout était stratégique. Maintenant on dit que l'énergie c'est stratégique. Bien sûr c'est stratégique, mais est-ce que le centre stratégique doit être au niveau national ou au niveau européen? c'est ça la question», a lancé M. Barroso.

Il a notamment demandé à la France, qui ne cache pas sa volonté de protéger ses grands groupes énergétiques nationaux, »son appui» pour l'émergence d'une politique énergétique communautaire, d'autant que Paris a présenté en janvier un mémorandum prônant une relance de la politique énergétique européenne.

Pour le président de la Commission, mettre fin au »protectionnisme» de certains Etats membres vis-à-vis des autres aiderait aussi les 25 à »parler d'une seule» voix à l'extérieur pour faire face aux »défis énergétiques du 21è siècle».

Ce livre vert, qui doit servir de base à une discussion mardi des ministres de l'énergie de l'UE puis au sommet européen des 23 et 24 mars, met en avant six priorités, de la sécurité d'approvisionnement à la diversification des sources d'énergie en passant par l'achèvement du marché intérieur européen.

La flambée des prix du pétrole et la crise du gaz russo-ukrainienne, qui a récemment perturbé l'approvisionnement de plusieurs pays de l'UE, a rappelé leur vulnérabilité à des Européens de plus en plus dépendants des importations et accentué »l'urgence» d'une action communautaire davantage coordonnée.

Assurer une meilleure »solidarité entre les Etats membres» en matière d'approvisionnement serait une des façons de s'attaquer à cette faiblesse.

Dans son livre vert, Bruxelles préconise la création d'un »Observatoire européen de l'approvisionnement énergétique» et une révision des règles sur les stocks stratégiques de gaz et de pétrole, pour qu'ils soient en mesure de contrer »d'éventuelles ruptures d'approvisionnement».

Pour la Commission, la sécurité énergétique passe aussi par une diversification des sources d'énergie, aussi bien de leurs origines géographiques que de leurs types.

L'exécutif européen entend ainsi passer en revue les »avantages et les inconvénients de ces différentes sources d'énergie, des renouvelables (éolien, solaire, ndlr) au charbon en passant par le nucléaire».

Pour M. Barroso, »personnellement» favorable à ce que les 25 se fixent l'objectif d'assurer 50% de leur consommation énergétique grâce aux renouvelables d'ici 20 ans, ce débat doit être mené sans »tabou», y compris sur le nucléaire.

Dans son livre vert, Bruxelles ne fixe pourtant aucun objectif chiffré pour le développement de ces énergies renouvelables, au grand regret de Greenpeace.

Pour l'association de défense de l'environnement, le document est plein de »bonnes intentions» mais »échoue» à placer les énergies renouvelables et les économies d'énergie au »coeur» de la diversification énergétique européenne.

Même son de cloche du côté des Verts du Parlement européen, qui regrettent que Bruxelles »oublie presque intégralement la politique des transports», un secteur qui dépend pourtant »à 96% du pétrole».
Admin du site www.chaleurterre.com
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