Quand une sociologue analyse la difficulté de la chaleur renouvelable à s’imposer
Les systèmes de chaleur renouvelable sont “en panne d’insertion sociale et souffrent d’un déficit d’image”, ces
EnR sont “généralement perçues comme de simples énergies d’appoint” et “revêtent un caractère de modernité
qui, dans la plupart des cas, paradoxalement, incite à l’abstention”. C’est ce qu’écrit la sociologue Marie-
Christine Zélem dans un livre, “Politiques de maîtrise de la demande d’énergie et résistances au changement”,
qu’elle vient de publier à l’Harmattan. A propos du solaire thermique, l’auteure parle de “craintes récurrentes”,
telles que “le manque de fiabilité” ou “les problèmes de SAV, d’entretien, de pannes”. Concernant le chauffage
au bois, elle écrit qu’il est souvent “considéré comme vieillot”, “dépassé”.
“Pour un très grand nombre d’entre eux”, les installateurs “n’ont ni le réflexe, ni la motivation” à proposer des
systèmes de chaleur renouvelable et sont “encore peu convaincus”. La majorité des artisans considère que
s’équiper de tels systèmes “représente un luxe que seules certaines catégories sociales peuvent se permettre”.
Mme Zélem constate que les artisans mettent en avant les “coûts prohibitifs” de ces systèmes, le temps de main
d’oeuvre plus important, la difficulté qu’ils auraient à s’approvisionner en pièces de rechange, les incertitudes sur
la durée de vie et la fiabilité des technologies. L’auteure ajoute que les artisans pensent souvent que ces systèmes
EnR ne seront pas assez performants sur le long terme et que le SAV “risque de poser problème”. Mme Zélem
explique que bien des artisans, “projetant sur leur propre clientèle” tout un ensemble de “préjugés, de craintes et
de contraintes”, “tendent à ne lui proposer que des systèmes traditionnels, au point que certains nous ont confié
qu’ils dissuadent de nombreux clients intéressés par des solutions alternatives”. D’une façon générale, juge Mme
Zélem, les chauffagistes “ont bien du mal” à mettre en application les bonnes pratiques en matière d’économies
d’énergie et “encore plus de mal” à mettre en oeuvre les bonnes techniques.
Pour le particulier comme pour le décideur public, poursuit l’auteure, investir dans la chaleur renouvelable
“requiert un engagement fort” et s’apparente à un véritable “parcours du combattant”, finalement assez mal
récompensé, avec des “économies tardives”, des effets sur l’environnement “tout à fait imperceptibles à court et
moyen terme” et des aides financières “pas assez attractives”. < Les dispositifs d’incitation ne peuvent concerner
que les ménages ou collectivités en mesure de faire l’avance des financements >, tranche la sociologue. Quant aux
élus des petites communes, ils ont tendance à juger les systèmes de chauffage au bois “contraignants, rustiques,
complexes”et ils pensent que le SAV sera “défaillant”. Revenir au puits provençal, par exemple, s’apparente
pour certains de ces élus à “une sorte de retour en arrière”. < Pas mal de ces élus sont frileux dans leurs choix
et/ou leurs engagements dans des projets énergétiques >
difficulté de la chaleur renouvelable à s’imposer
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papyclim
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difficulté de la chaleur renouvelable à s’imposer
c'est l'plomb'art !
- alain30
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Re: difficulté de la chaleur renouvelable à s’imposer
ICI:papyclim a écrit :Quand une sociologue analyse la difficulté de la chaleur renouvelable à s’imposer
http://www.lesechos.fr/supplement201012 ... 795238.htm
Comment faire évoluer les habitudes pour économiser l'énergie dans les logements
Construire une maison étanche ne suffit pas. Il est également important d'expliquer aux habitants comment se comporter.
Entreprises cherchent cobayes pour vivre pendant six mois dans une maison, conduire une voiture électrique en contribuant à émettre seulement 1 tonne de CO2. Fin octobre, le constructeur automobile suédois Volvo, associé au producteur d'énergie Vattenfall et au promoteur A-Hus ont publié sur l'Internet une petite annonce d'un genre un peu spécial. A partir de Noël, ils proposent à une famille d'expérimenter pendant six mois ce que peut être la vie quotidienne d'un ménage sobre en carbone sans pour autant faire de sacrifices sur leur mode de vie.
La maison dans laquelle l'expérience « Une tonne, une vie » (http ://onetonnelife.com) va se dérouler est située dans la banlieue ouest de Stockholm. Elle est aujourd'hui pratiquement terminée, et a été dotée des technologies dernier cri qui existent sur le marché. Objectif : faire sept fois mieux qu'un ménage moyen suédois. Isolation ultra-performante, mur sud de la maison et toit recouvert de panneaux solaires, ventilation qui récupère l'air de la maison. Dans l'entrée, deux portes évitent de laisser s'échapper la chaleur, et le garage attenant, lui aussi doté de panneaux photovoltaïques, accueille la Volvo C 30 fournie à la famille dont l'autonomie est de 150 kilomètres. Les experts de l'université technologique de Chalmers en Suède assureront le suivi des consommations et permettront aux entreprises de comprendre l'interaction entre un objet dernier cri et le comportement des habitants.
En France aussi, l'idée qu'il ne suffit pas de construire une boîte étanche pour réaliser des économies d'énergie fait son chemin parmi les experts.
Vérifier les promesses affichées
Les premiers immeubles expérimentaux (15.000 mètres carrés de bureaux, 3.500 mètres carrés de commerces et 660 logements) qui sont construits grâce aux aides européennes dans la région lyonnaise (projet Confluence) viennent d'être livrés. Leurs consommations seront mesurées pendant deux ans afin de pouvoir vérifier si les promesses affichées par les constructeurs seront bien au rendez-vous. A la clef, des pénalités potentielles car le projet est subventionné par l'Europe.
Pour l'avenir, les donneurs d'ordre se demandent tous comment communiquer avec les habitants. Lors de son dernier appel à manifestation d'intérêt sur le thème de la recherche sur les bâtiments et les îlots à énergie positive, l'Ademe a demandé aux candidats de suivre le comportements des habitants et de proposer des solutions visant à les aider à être plus économes. Les experts doivent présenter des solutions technologiques, mais aussi expliquer comment ils vont s'organiser sur le terrain pour aboutir à de véritables gains en matière d'efficacité énergétique.
Marie-Christine Zélem, sociologue de l'université Toulouse-II est très claire : il ne suffit pas de mettre des merveilles sur le marché. « Ces maisons utilisent des technologies sophistiquées, supposent que l'on sache programmer un thermostat, que l'on tienne compte des matériaux de construction utilisés. Si rien n'est fait pour combler le gap culturel entre le savoir de l'ingénieur et la culture des habitants, la manière dont ils vivent, on va se retrouver avec des bailleurs furieux de constater que les économies d'énergie ne sont pas au rendez-vous », explique la chercheuse qui vient du publier chez l'Harmattan un ouvrage intitulé « Politiques de maîtrise de la demande d'énergie et résistances au changement ».
Créer un mode d'emploi
Bien sûr, il ne faut pas boucher les évacuations d'air sinon les maisons se transforment en champignonnière. Ouvrir quelques minutes la fenêtre par jour est également suffisant pour renouveler l'atmosphère. De même, il est préférable de recharger ses appareils électriques la nuit plutôt qu'en période de pointe électrique, car sinon cela contribue à faire fonctionner les centrales au gaz et non pas les centrales nucléaires peu émettrices de CO2. Au Québec, le particulier qui veut faire des travaux pour isoler sa maison peut demander la visite d'experts à domicile qui analysent la maison et discutent avec les habitants.
Pionnière dans la lutte contre le changement climatique, la communauté urbaine de Strasbourg, qui rénove à tour de bras ses logements sociaux, planche avec son architecte, Patrick Texier, sur la création d'un mode d'emploi approfondi destiné aux locataires dont les logements ont été mis aux normes basse consommation. « Nous avons réalisé que l'ensemble des gestes quotidiens doivent être ré-expliqués », raconte l'architecte, avant de préciser qu'il pose systématiquement des compteurs individuels.
Cordialement,
Alain30.
-
MLB
- Très assidu

- Messages : 190
- Enregistré le : mar. févr. 17, 2009 8:37 am
- Travaillez-vous dans le domaine des énergies ou du chauffage : Non
génial, ou absurde?
Vous avez bien raison de placer un article traitant de la psychologie du consommateur en tête, mais pour lui imputer toutes les dérives, faudrait aussi que les normes actuelles soient indiscutables, aussi bien que les procédures de validation :
- la norme citée pour les maisons BBC et très drôle : faites un test "officiel", validez, et on verra plus tard si ça tient la route ... sinon quoi, au juste?
- Autre domaine ou le cerveau s'implique : le particulier va se voir taxer au poids pour ses ordures (c'est seulement dans l'air pour l'instant, si l'on peut dire), et aussi de les brûler, because dioxine :
* que font les usines d'incinération? sont elles 0% rejet de dioxine, et selon quel contrôleur?
* qui subventionne les poëles à bois??? et ces chauffages à bois sont-ils 0% dioxine, grâce à un filtre miracle ou un décret?
* l'utilisateur d'un poële en principe "à bois" peut-il s'autoriser à y brûler les emballages vides, les couches du mioche etc.. pour faire baisser son pesant d'OGM (OrduresGlobalementMénagères)?
Blague de Noël pour finir : un film drôle sur les hippies (Alice's Restaurant) montre un cas de décharge sauvage d'ordures ménagères, et la condamnation du fautif à trimballer le tout à N.York, service de "répurgation" comme on disait. Sauf que, la dernière image de la séquence montre la barge qui emporte les ordures pour les benner en mer, peut-être pas très loin du port. Strictement interdit au particulier!!!!
- la norme citée pour les maisons BBC et très drôle : faites un test "officiel", validez, et on verra plus tard si ça tient la route ... sinon quoi, au juste?
- Autre domaine ou le cerveau s'implique : le particulier va se voir taxer au poids pour ses ordures (c'est seulement dans l'air pour l'instant, si l'on peut dire), et aussi de les brûler, because dioxine :
* que font les usines d'incinération? sont elles 0% rejet de dioxine, et selon quel contrôleur?
* qui subventionne les poëles à bois??? et ces chauffages à bois sont-ils 0% dioxine, grâce à un filtre miracle ou un décret?
* l'utilisateur d'un poële en principe "à bois" peut-il s'autoriser à y brûler les emballages vides, les couches du mioche etc.. pour faire baisser son pesant d'OGM (OrduresGlobalementMénagères)?
Blague de Noël pour finir : un film drôle sur les hippies (Alice's Restaurant) montre un cas de décharge sauvage d'ordures ménagères, et la condamnation du fautif à trimballer le tout à N.York, service de "répurgation" comme on disait. Sauf que, la dernière image de la séquence montre la barge qui emporte les ordures pour les benner en mer, peut-être pas très loin du port. Strictement interdit au particulier!!!!
- w36xb2w
- Scotché au forum

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- Enregistré le : lun. août 25, 2008 2:47 pm
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Re: génial, ou absurde?
BonjourMLB a écrit : - Autre domaine ou le cerveau s'implique : le particulier va se voir taxer au poids pour ses ordures (c'est seulement dans l'air pour l'instant, si l'on peut dire), et aussi de les brûler, because dioxine :
* que font les usines d'incinération? sont elles 0% rejet de dioxine, et selon quel contrôleur?
* qui subventionne les poêles à bois??? et ces chauffages à bois sont-ils 0% dioxine, grâce à un filtre miracle ou un décret?
* l'utilisateur d'un poêle en principe "à bois" peut-il s'autoriser à y brûler les emballages vides, les couches du mioche etc.. pour faire baisser son pesant d'OGM (OrduresGlobalementMénagères)?
Blague de Noël pour finir : un film drôle sur les hippies (Alice's Restaurant) montre un cas de décharge sauvage d'ordures ménagères, et la condamnation du fautif à trimballer le tout à N.York, service de "répurgation" comme on disait. Sauf que, la dernière image de la séquence montre la barge qui emporte les ordures pour les benner en mer, peut-être pas très loin du port. Strictement interdit au particulier!!!!
Je suis déjà taxé au poids depuis 2 ans pour les O.M et économie la 1° année puis augmentation du prix du levage et du kg.
J'attends l'augmentation suivante car comme il n'y a plus rien dans les poubelles il y a manque a gagner donc je pense que cette année ils vont augmenter le forfait annuel , le levage et le prix au kg (la totale quoi)
Je connais d'autres communes qui ont instauré ce système qui devrait être le meilleur et pourtant du fait du mode de facturation devient intolérable pour les usagers qui ont toujours fait attention.
Je m'explique: depuis 1981 j'ai un composteur et donc ma poubelle était mise 1 foi par semaine avec très peu de poids je payais 192 Euros./an en 2008
Aujourd'hui je ne mets les mêmes O.M que 2 foi par trimestre pour éviter de payer 1 Euro par levage
décomposition de la facture Forfait annuel:42 Euros,Forfait levage 1 Euro,Prix au Kg 0.3 Euros
Ma facture annuelle 2009 =26+8+(100*0.26)=60 euros diminution de 316%
Ma facture annuelle 2010 =42+8+(100*0.30)=80 euros augmentation 33%
D'autre part on constate que en été il y a des asticots dans le poubelles, des rats dans les maisons et que beaucoup donnent leurs OM a leurs amis ou enfants qui ne paient pas au kg ou encore plus grave mettent sur les aires de repos, brulent dans les jardins etc...
Quel système serait équitable et de plus écologique pour que tous nous puissions y adhérer à 100% ?
4/4/2008 PAC Stiebel WPL 18/ECS 300L
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