180 pays se réunissent lundi à Montréal pour discuter, pour la première fois officiellement dans le cadre de l'Onu, d'un éventuel renforcement à l'avenir de la lutte contre le changement climatique.

Il s'agit de décider si les engagements du protocole de Kyoto, à échéance 2012 et limités aux pays industriels, devront être renouvelés, sous une forme ou une autre, et élargis éventuellement à de nouveaux pays.Européens et Canadiens jugent indispensable de conclure vers 2010 un nouvel accord international de réduction des gaz à effet de serre, dont l'élaboration nécessite plusieurs années. Faute de pouvoir obtenir un mandat de négociation à Montréal, ils souhaitent au moins voir reconnue la nécessité d'un nouveau traité.Ils se heurtent aux Américains qui ont rejeté Kyoto en 2001 et annoncé par avance qu'ils refuseraient, à Montréal, toute discussion sur l'avenir des négociations climatiques.Les pays émergents, comme la Chine, l'Inde et le Brésil, auront un rôle d'arbitre. Ces pays n'ont actuellement pas d'engagement de réduction de leurs émissions polluantes sous Kyoto. Ils redoutent qu'un futur accord freine leur développement en leur imposant de commencer à maîtriser leurs rejets, qui explosent depuis quelques années.Européens et Canadiens devraient insister qu'en tout état de cause, aucune réduction contraignante ne leur sera demandée à moyen terme.La conférence de l'Onu, qui dure deux semaines, commence mal pour le ministre canadien de l'Environnement, Stéphane Dion, qui doit la présider et accueillir une centaine de ses collègues, du 7 au 9 décembre. Le gouvernement canadien fait en effet face à une motion de censure qui devrait provoquer sa chute en fin de journée.
